Depuis le 1er janvier 2022, la loi anti-gaspillage – AGEC 1 – interdit la destruction des invendus non alimentaires.
Le secteur de la cosmétique s’est déjà engagé de longue date dans la limitation de ses invendus d’une part, et dans le don aux associations d’autre part. Comment le secteur va-t-il aller plus loin avec la Loi anti-gaspillage ?

Pour accompagner la mise en place de la Loi anti-gaspillage auprès des TPE et PME du secteur, la FEBEA se met à la disposition de ses adhérents en leur proposant tout au long de l’année des formations et des échanges avec les acteurs du don.
La cosmétique n’a pas attendu la promulgation de la loi pour limiter ses invendus : leur volume a été divisé par 5 en 5 ans 2. Ils représentent aujourd’hui 128 millions € par an, contre par exemple 1,7 milliards € pour le textile/chaussures.
Ces performances s’expliquent par le fait que les entreprises cosmétiques ont amélioré en profondeur leurs process de production : elles sont désormais capables de mieux gérer leurs volumes de produits finis, et de produire le plus tard possible par rapport aux besoins de leurs marchés.
La destruction, avant même l’entrée en vigueur de la Loi anti-gaspillage, restait donc ultime et très marginale.
Lorsque des invendus subsistent, ils sont, à 67%, donnés à des associations 3. Le reste est vendu à des acteurs du déstockage (16%), recyclé, ou écoulé via certains sites de e-commerce. C’est ainsi que le secteur de l’hygiène-beauté, avec 40% des dons non-alimentaires, est le premier secteur donateur.

Le principal changement introduit par la loi va concerner les PME et TPE de la cosmétique, qui représentent plus de 80% des entreprises du secteur.
Elles aussi souhaitent, le plus souvent, donner leurs invendus, mais ne savent pas toujours comment s’y prendre, compte tenu des obligations – logistiques, comptables, juridiques- qu’implique le don. Pour les accompagner, la FEBEA propose à l’ensemble de ses adhérents des sessions régulières de formation et d’échange avec les acteurs du don.
Notamment, avec Dons Solidaires et l’Agence du Don en Nature, les deux acteurs majeurs du don qui travaillent de longue date avec les marques de cosmétiques.
« Les TPE et PME de la cosmétique manifestent un intérêt fort pour le don, affirme Emmanuel Guichard, délégué général de la FEBEA. Notre rôle, en tant que fédération, consiste à les accompagner dans cette démarche, en leur donnant toutes les clés pour effectuer, aussi simplement que possible, des dons sécurisés. En donnant, chacune de nos entreprises pourra ainsi participer pleinement à la lutte contre la précarité hygiénique, qui reste pour nous une priorité essentielle ».
Les formations au don seront proposées sous forme de webinaires, en partenariat avec des acteurs du don, tout au long de l’année 2022. Pour tout connaître sur la Loi anti-gaspillage.
La FEBEA met également à la disposition de ses adhérents « une boîte à outils » comprenant des guides pratiques élaborés par les acteurs du don, le modèle de convention de partenariats et des informations générales pour répondre à leurs premiers besoins et questionnements.