24 May 2024

Olivier Hans, un salon au Sénégal

Olivier Hans est installé au Sénégal où il a ouvert un salon de coiffure très arty à Dakar. Un espace aux ligne sobres qui fait aussi galerie d’art.

Olivier Hans, racontez-nous votre parcours professionnel ?

Olivier Hans : J’ai fait un CAP, dans les années 80, puis un BP dans une école privé à Strasbourg, tenue par Alain Bucheti, qui nous poussait pas mal à faire des concours. J’ai fait pas mal de concours et remporté quelques prix. Après je suis parti à Dakar pour faire mon service militaire, puis je ne suis jamais revenu, je suis resté à Dakar et juste après mon après mon service militaire c’est-à-dire en 87, j’ai racheté mon premier salon de coiffure à Dakar, à 20ans.

Avez-vous exercé un autre métier à part la coiffure ?

Non, j’ai arrêté mes études en 3ème. j’ai commencé à faire mon CAP jusqu’à 17 ans, j’ai enchainé avec le BP et j’ai fait mon service militaire à 19 ans.

Comment avez-vous eu l’idée d’ouvrir votre salon en Afrique ?

C’était un peu le hasard. Pendant mon service militaire je ne m’y plaisais pas, j’ai cherché du travail à l’extérieur de l’armée, et j’en ai trouvé dans le salon que j’ai fini par racheter. J’y travaillais de temps en temps quand il avait besoin de moi et en dehors de mes activités du service militaire. De fil en aiguille, à la fin de mon service militaire, il m’a proposé de racheter son entreprise, et c’est comme ça que j’ai décidé de rester en me disant c’était pour 4-5 ans. Finalement je ne suis jamais reparti.

Pourquoi avoir choisis le Sénégal ?

Quand j’avais 17 ans je me suis payé des vacances en Guyane. J’avais pas mal baroudé, j’aimais bien tout ce qui était aventure. Je n’avais pas envie de faire mon service militaire en France, donc j’ai choisi de le faire à Dakar en m’engageant pour un service long, je voulais aussi découvrir l’Afrique.

J’ai choisi Dakar pour le service militaire mais pas pour m’installer, et je pense que si on m’avait demandé je serais directement reparti car quand je suis arrivé ça ne m’avait pas plu, et de fil en aiguille je me suis plus investi. J’ai découvert le pays, les gens, j’ai rencontré d’autres personnes et j’ai racheté cette entreprise avec l’aide de mes parents. D’ailleurs parce que j’étais jeune à l’époque, c’est toutes ces raisons qui m’ont fait rester et apprécier le pays.

Pourquoi avoir choisi le milieu de la coiffure ?

C’était plutôt un choix d’orientation à la fin de la 3ème. Je n’étais pas spécialement doué dans les études. On m’avait demandé de choisir, on avait réfléchi à plusieurs opportunités et finalement j’ai choisi la coiffure. Mais je ne peux pas dire qu’à l’origine c’était une passion c’était plus un dernier choix ! A l’époque, on te disait que tu ne pouvais pas continuer tes études donc il fallait trouver quelque chose à faire après la 3ème. Mon père avait un ami coiffeur et un cuisinier, j’ai essayé les 2 mais j’ai préféré la coiffure.

Remarquez-vous de grosses différences entres les salons français et sénégalais ?

Ça fait plus de 35 ans que je suis installé ici. Les salons sénégalais ont énormément évolué. Ils sont passés de pratiquement rien à des salons presque équivalent à la France. Pas complètement évidemment car c’est aussi adapté à la situation du pays. Je veux dire qu’ils ont investis, ont commencé à avoir de meilleurs bacs, de beaux fauteuils, une décoration soigné…

Pour les prestations, ce ne sont pas totalement les mêmes, dans les salons sénégalais, ils pratiquent beaucoup de tissage, de coiffure de perruques, défrisage et de soins. Au Sénégal, le nappy arrive un peu mais je pense que c’est 20/25% de ce qui se passe en coiffure, contre 75% ce sont plutôt des tissages, greffages ou encore des perruques. Contrairement aux salons européens où on ils font beaucoup plus de coupes, de colorations ou de mèches.

Votre salon coiffe tout type de cheveux ?

Nous sommes complètement polyvalents, on peut aussi bien faire des coiffures « européennes » qu’« africaines » ou ethniques.

Quelles sont les spécificités de votre salon ?

Nous avons trois salons, 2 dans des hôtels et l’autre à l’extérieur, qui est beaucoup plus grand, qui fait 200 m2 où on a créé une galerie d’art. On y fait des expositions qui tournent tous les 3 mois, ce qui nous permet d’associer la culture à l’art de la coiffure. On a une salle pour l’exposition et on ramène dans le salon les œuvres des artistes qu’on exposent, on a également une cabine privé, pour les personnes qui ne souhaitent pas être vu, des coiffures de mariés, des perruques, des femmes voilées. Dans la cette salle, on propose tout ce qui est nouvelle tendance, il y a une personne qui pratique le reiki, des massages énergétiques, de la réflexologie et de la sophrologie. Ce sont des intervenants extérieurs qui oeuvrent dans cet espace intimiste et agréable. Bientôt nous allons rajouter les casques à vapeur pour des soins un peu plus profond, nous n’avons pas encore choisis la marque avec laquelle nous allons travailler, mais on a investi dans ces modèles, pour des traitement avec des huiles essentiels sur les bacs, parce qu’on a que des bacs massant, et qui se soulèvent, on aimerait faire de cette salle un endroit de détente, relaxation et de soins profond.

Avez- vous des clients français ?

On a une clientèle complètement internationale ! Des Américains, des Asiatiques, des Français, Espagnols etc.

Comment se passe la prise de rendez-vous ?

Nous n’avons pas encore de rendez-vous en ligne, principalement par WhatsApp ou téléphonique.

Comptez-vous intégrez la prise de rendez- vous en ligne ?

Ce n’est pas quelque chose de fréquent ici à Dakar. Les gens préfèrent le contact direct, pour des explications plus claires. Mais nous restons ouvert à ce genre d’évolution.

Êtes- vous en collaboration avec des marques française ?

Oui, on travaille avec l’Oréal Professionnel.

Olivier Hans, vos produits viennent principalement de France ou du Sénégal ?

Je pense qu’on travaille à 80% avec l’Oréal et quelques petites marques locales. Mais ce sont principalement des huiles pour soigner les cheveux. On travaille avec des producteurs locaux qui produisent des huiles de baobab, de karité etc. ou du henné produit au Mali. Mais c’est plutôt des produits qu’on va associer avec d’autres, par exemple enrichir des masques kerastase avec des huiles entre autres.

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